Annie Dillard, 1974.
Catégorie : Poésie
Célébration de la pomme de terre
Jean Follain, 1966.
Cadeau pour Jean-Louis.
https://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-33-4/jean-follain-celebration-de-la-pomme-de-terre
Portrait du père en travers du temps
James Sacré, Djamel Meskache, La Dragonne, 2009.
https://www.sitaudis.fr/Parutions/portrait-du-pere-en-travers-du-temps-de-james-sacre.php
Occupy masculinités
Jean-Charles Massera, Verticales, 2023.
http://www.editions-verticales.com/fiche_ouvrage.php?id=479
https://diacritik.com/2023/05/23/jean-charles-massera-la-grammaire-du-gendre-occupy-masculinite/
Chair vive – Poésies complètes
Le musée des contradictions
La jeune fille à l’usine
Nella Nobili, 1978. Cambourakis, 2022.
Le travail industriel attaque le corps : parce qu’il faut être tôt le matin à l’usine ; parce que la chaleur, les gestes, les bruits éprouvent les sens. Le travail industriel soumet l’enfant : parce qu’il faut obéir aux parents qui envoient à l’usine, aux contremaitres qui surveillent les cadences, aux machines qui imposent leur rythme.
Alors l’enfant rêve, l’enfant se préserve le droit de rêver, l’enfant s’acharne à rêver. L’enfant s’accroche à l’amitié des compagnons d’infortune. Et puis l’adulte écrit, de la poésie.
Et on a travaillé plus qu’avant
Et c’était vrai, on nous l’avait promis,
Pour une fois c’était vrai :
On ne voyait plus les heures passer,
Cette maudite pendule
Avance une allure folle
Plus le temps de rêver. Tourne la canne de verre
Dans la main gauche active la flamme au gaz
Tire la pointe encore rouge brule-toi les doigts
Souffle tire tourne pose
Coordonne tes gestes ne respire
Qu’au rythme de la pièce qui s’étire.
L’horizon par hasard
Anne Martine Parent, éditions La Peuplade, 2023.
Page 52
mes mots tombent par terre
roulent dans la poussière jusqu’à
faire des petits chats
pendant que
brulent les images
feu de larmes et de joie
53
Je porte mes cicatrices à l’envers. Je tricote des histoires à n’en plus finir. Je garde mes scarabées bien au chaud dans ma gorge. Une pause. Et puis tout recommence : cicatrices histoires scarabées. Une symétrie sans trop d’accords. Un coucher de soleil aphone.
Poèmes pour apprendre à lacer ses souliers
Serge Pey. Le Castor Astral, 2022.
Assez fascinant par la capacité à associer des mots de registres extrêmement différents d’un vers à l’autre, en provoquant des effets de sens toujours incongrus. De l’art de l’écart, au risque de perdre, ou au moins de lasser le lecteur.
Étonnante biographie finale, sur le mode de l’éloge, voire de l’étalage prétentieux de la satisfaction de l’œuvre accomplie. Monsieur est graphomane, touche-à-tout, tient à le faire savoir.