Henri Peña-Ruiz, Seuil, 2018.
https://www.seuil.com/ouvrage/karl-marx-penseur-de-l-ecologie-henri-pena-ruiz/9782021135800
Page 152. « Le but constant et la tendance de tout perfectionnement dans le mécanisme sont de se passer entièrement du travail de l’homme ou d’en diminuer le prix. » (Marx, « discours sur le libre-échange » dans Misère de la philosophie).
Page 153. « Le progrès technique peut se faire régression écologique et humaine du fait de son appropriation capitaliste » (HPR)… Et donc non en soi. « Le moyen le plus puissant pour raccourcir le temps de travail » : c’est bien un but en soi.
Page 154. Il limite l’écologie à la « préservation de la nature » sans réfléchir du tout à quelque chose comme des « forces productives durables », une interaction « homme/nature » (pour parler comme Marx lui-même) qui ne soit pas délétère.
Page 158. Il y vient tout de même, mais à propos de l’agriculture (et alors sans suite). Comparaison entre la fertilité du sol et le travail humain : discutable ? Épuiser une terre n’est pas épuiser un homme (abus de métaphore ?).
Page 208. « Revoir l’opposition ville/campagne » : d’un coup, on sort du mouvement dialectique nécessaire, pour envisager ou revendiquer « des mesures tendant à faire graduellement disparaitre la distinction ville/campagne ». Prises par qui ? Portées par quelle force sociale ? Dans quel contexte de développement des forces productives ? Des impensés majeurs !
Page 240. Apologie de la maitrise (Descartes).
La faiblesse de l’élaboration conceptuelle (travail, nécessité vs liberté, progrès, État, etc.) compensée par une certaine faconde tarte à la crème, dans l’air du temps, dans une facilité séductrice plus qu’une exigence intellectuelle. Nettement moins précis et pertinent que Audier ou Gillibert.
https://www.cairn.info/revue-actuel-marx-2012-2-page-121.htm