Le langage. Introduction à l’étude de la parole

Edward Sapir, 1921.

De belles pages sur l’infinie diversité des parlers saisis à l’échelle individuelle et qui ne peuvent être (réellement ?) saisis qu’à cette échelle-là seulement. Ce qui n’empêche pas l’auteur de s’efforcer ensuite d’étudier la progressive disparition de « whom » comme phénomène linguistique à l’échelle des « langues », des communautés langagières, avec leurs régularités que le savant s’efforce de saisir au-delà des individus.

http://classiques.uqac.ca/classiques/Sapir_edward/langage/langage.html

https://www.cairn.info/theories-du-langage–9782804707248-page-105.htm

Parler comme un livre. L’oralité et le savoir ( XVIe – XXe siècle)

Françoise Waquet. Albin Michel, 2003.

De l’écart entre l’oral et l’écrit, certes. Mais aussi entre la parole énoncée, sous quelque forme que ce soit, et l’« impression » (Michelet) qu’il en reste pour le destinataire, auditeurs ou lecteurs. Ce que l’un a écrit ou dit, ce que l’autre en comprend.

De l’art de la transcription : susciter une impression adéquate chez le destinataire, auditeur pour celui qui assiste à l’entretien, lecteur pour celui qui découvre par le récit.

https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2008-2-page-194.htm

La philosophie de la grammaire

Otto Jespersen. Gallimard, 1992.

Page 74. « La pomme », mais encore ? Souvenir de Bernard Alix, ou encore de Francis Ponge.

Vieilli (vieillot ?) : Une approche systématique des catégories de mots transversales aux langues (en tout cas les européennes) et alors posées (glissement à la limite) comme universelles. De la prétention simpliste des grammairiens.

Le grand écart avec Benveniste est étonnant : « la langue » est la langue écrite, et même avant tout celle des écrivains.

https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782070725557-la-philosophie-de-la-grammaire-jespersen-otto/

Ces mots qui meurent. Les langues menacées et ce qu’elles ont à nous dire

Nicholas Evans. La Découverte, 2012.

De l’intérêt de documenter un langage spécifique de plus plutôt que de rechercher des singularités interlinguistiques (vaine « grammaire générative »).

https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/8531?gathStatIcon=true&lang=en

https://laviedesidees.fr/Langues-en-danger

Pour une écologie des langues du monde

Louis-Jean Calvet. Plon, 1999.

Comment a-t-on appris qu’il existe une langue, « le français », « l’anglais », « le swahili », qu’on pourrait apprendre, manipuler, aimer, partager ? Que dit-on quand on prétend « faire du français », « connaitre une langue », « parler wallon » ?

Étonnante rigidité de la langue, pourtant pratiquée (et donc malmenée !) par millions. Une dérisoire « réforme » de l’orthographe ou une marginale écriture « inclusive » parait révolutionnaire et insupportable. Est-ce que ça va de pair avec la stabilité de la typographie des machines numériques ?

Que veut dire « famille de langues » ? Parallèle avec l’évolution des espèces : de la pauvreté des analogies, au moins en français !

https://journals.openedition.org/etudesafricaines/131